Porte-Folio

Ce blog n’a qu’une prétention: me vendre. C’est normal je suis pigiste.

Archives de mars 1st, 2008

Jeux de société.

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Le jeu de Scrabble qui pourrit sous le fauteuil du salon est sans intérêt et il en perd son français? Rien ne vous force à endurer les mondanités sans un minimum de plaisir. Voici notre contribution à l’esprit du temps des Fêtes.

CHÂTEAU FORTSi vous êtes en panne de chauffeur désigné ou bien si vous voulez rendre intéressant un cadeau devenu classique, vous pouvez toujours enfermer la bouteille que vous offrez au mari de votre soeur dans cette boîte nouveau genre. Pour la déguster, vous aurez à vous user le génie afin de résoudre le casse-tête qui tient lieu de cadenas. Chez Benjo, 39,99 $.

GUITAR HERO III: LEGENDS OF ROCK

Vous ne comprenez rien aux jeux vidéo des plus jeunes, vous ne savez pas de quel côté tenir une télécommande et encore moins ce que frag veut dire? Qu’importe, vous n’êtes pas à bout de ressources avec Legends of Rock. Mesurez vos talents de guitariste en mettant le feu à la réplique de Gibson et en reprenant les mélodies des rebelles de votre enfance. Le choix de pièces est étonnant, on y retrouve School’s Out d’Alice Cooper, Anarchy in the UK des Sex Pistols et même Number of the Beast d’Iron Maiden. Pas très Noël direz-vous, mais c’est là l’occasion de régler vos comptes avec vos plus jeunes adversaires. Chez Future Shop, 99,99 $.

CARTES À JOUER

Les cartes ont résisté à l’épreuve du temps, mais vous êtes agacé de constamment finir trou de cul au jeu du même nom. Soucieux de vous offrir une chance de faire vos preuves, on vous suggère d’aiguiser vos talents de spéculateur, de froid calculateur et de gageur professionnel en vous laissant gagner par la pokermanie. Commencez votre bluff en ayant l’air professionnel. Cela dit, évitez de traîner votre nouveau kit de poker dans un sac de plastique ou dans un plat Tupperware. On vous conseille de choisir une valise tout aluminium et des jetons de 14 grammes. Ceux-ci, plus facilement manipulables, rendent l’exécution de vos chip tricks plus aisée. Ces petits tours de passe-passe consistent à fusionner deux piles différentes en une seule, à promener les jetons sur vos jointures ou à ramasser vos gains avec la dextérité d’un pianiste. Bien maîtrisés, les chip tricks peuvent déconcentrer votre adversaire ou être la meilleure expression de votre attitude de gagnant. En prime, ils vous aideront à gagner la guerre psychologique entre votre belle-famille et vous.

Plusieurs ressources sont disponibles sur Internet, mais un amateur nous a suggéré d’aller plutôt du côté de la littérature: “J’ai commencé avec un livre de Doyle Brunson, Super System, qui m’a donné de l’information clé sur certains raccourcis qui ne s’apprennent qu’en jouant. Par exemple, sur les meilleurs connecteurs pour augmenter les chances de composer des suites.” Kit de poker, Boutique Imaginaire, 69,99 $.

Voir, 29 novembre 2007.

Rédigé par Rahi Aql

mars 1, 2008 à 10:33

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Saveurs de Thé.

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Le secret est dans la sauce, tout le monde le sait. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille mettre une barre sur le thé! Afin de mettre les points sur les “i”, le chef de l’année 2004, Christophe Alary.

 


Votre armoire à épices est pleine, vos petits pots de fines herbes sont bien jolis, votre nouvelle batterie de cuisine fait l’envie de tous, mais toute cette panoplie ne répond pas à la question qui revient vous hanter quotidiennement: qu’est-ce qu’on mange? Puisqu’une image vaut mille mots, on vous suggère de dévorer les photos qui accompagnent la collection de recettes consignées dans Du thé plein la toque, coécrit par Pierre Watters et Christophe Alary. “Nous voulions faire connaître un peu plus les thés Kusmi à travers la gastronomie. On s’enfermait dans la cuisine de l’Auberge des Glacis, on ouvrait nos boîtes de thés et on expérimentait avec. C’était un peu un trip de chefs!” Leurs fourneaux ont vu naître des recettes comme la gelée de pommettes au jasmin, le tataki de thon rouge au sésame et au thé vert à la menthe ou la crémeuse de courges d’hiver à la mousse de lait Tchaï. Les titres des recettes étant très évocateurs, ils donnent un peu l’impression qu’on nous en révèle les ingrédients secrets!Pourtant, il n’y a là aucun mystère si ce n’est l’audace de deux chefs explorant de nouvelles façons de faire. “Nous avions deux objectifs: aller au devant de saveurs inhabituelles, un peu à l’image des épices, et les conjuguer avec des produits du terroir et des coutumes québécoises.” À dire vrai, les deux comparses ne font que mettre la table et ils vous invitent à explorer les possibilités quasi infinies qu’offre la cuisine au thé.

Toutefois, avant que vous vous jetiez avec empressement sur vos marmites, le chef Alary vous avertit que le thé est délicat: “Par exemple, il faut éviter de trop le réduire ou de le faire cuire longtemps, car il perd toute sa saveur. La recette peut être bien réussie, mais si on recherche le goût du thé, il faut soigner notre façon de l’incorporer à la recette et porter une attention particulière à son infusion”.

SOUPE DE CLÉMENTINES
(Pierre Watters)

Ingrédients

12 clémentines
250 ml d’eau
250 g de sucre
5 g de thé Goût polonais
50 g de canneberges séchées

À l’avance

Éplucher les clémentines et les défaire en segments. Faire bouillir l’eau et le sucre pendant 3 min, y infuser le thé pendant 5 min. Passer le thé au tamis en versant sur les clémentines et les canneberges. Chauffer légèrement pendant 2 min. Refroidir dans un plat creux, couvrir et laisser mariner 12 h au réfrigérateur.

Sur le moment

Servir dans des coupes avec un peu de leur sirop.

Voir, 7 février 2008.

Rédigé par Rahi Aql

mars 1, 2008 à 10:31

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Juste pour le funk!

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De retour de l’ADISQ, les 10 musiciens et chanteurs du collectif de Québec CEA seront de passage au Cercle afin de fêter l’an un de leur premier album, C’est ça l’fun!?



CEA, c’est un événement en phase avec la ville de Québec et ce que les rues de la capitale ont de plus funky. Tissés serré, les six chanteurs du collectif font partie de la grande famille du hip-hop québécois au même titre que leurs voisins, 2Toms et Accrophone.Le premier opus de CEA est une affaire de coeur entre les membres du groupe et leur communauté. “Pour nous, c’est important d’être impliqués dans le milieu artistique ou dans celui des médias, de toucher aux gens de plusieurs manières et d’une façon plus concrète que par la télévision ou Internet”, raconte Bigg Lou, le coach de l’équipe. Son collègue Lwazo ajoute “qu’un artiste a un rôle à jouer dans la société, c’est un citoyen. Dans ce sens-là, on a des responsabilités envers ceux qui nous entourent. On n’a pas le choix de rester proches de nos pairs”.

Concrètement, leur vision du monde s’incarne dans le son organique de l’album qui revisite les meilleurs côtés de l’âge d’or du hip-hop des années 90. Ajoutant du caractère et de l’authenticité à un genre musical qui en manque parfois cruellement, on ne peut que saluer la participation de Wah Wah Samson à la guitare et de JT aux claviers. Idem du côté des paroles, variées et pertinentes. Elles arrivent à nous interpeller sans tomber dans les clichés qui stigmatisent le hip-hop depuis quelque temps. C’est ça l’fun!? serait incomplet sans la douceur de la voix de Marième, qui prend une place méritée dans un monde souvent dominé par les hommes. Pas question de violence, de voitures sport, d’ego trip, d’extravagances ou de richesse à tout prix: CEA se veut réaliste et plus modeste.

Sauf en spectacle, assure Bigg Lou! “En show, on est malades! On est des bêtes de scène. On a un rapport vraiment intéressant avec le public. C’est différent d’un artiste international qui présente un show comme un bibelot, avec les meilleurs chanteurs, les meilleurs chorégraphes, etc. Nous autres on le vit tellement que les gens se sentent quasiment en famille.” “Même que le monde monte spontanément sur la scène avec nous autres! C’est arrivé à l’Impérial, à Lévis aussi…” ajoute Lwazo, immédiatement appuyé par Marième: “Le party est sur le stage et les gens veulent assez faire la fête qu’ils viennent le chercher.” Enthousiasmé de pouvoir partager son expérience, le coach en rajoute: “C’est une discussion autant qu’un spectacle. Comme on veut être des acteurs sociaux, la proximité est vraiment importante pour nous autres et ça paraît dans nos prestations. On s’éclate et on a du plaisir. Le spectateur finit presque par faire partie du band, alors c’est très tribal, à quelque part. Ça n’a rien à voir avec le côté américain. C’est une célébration, c’est folklorique, c’est africain, c’est québécois… C’est l’fun!”

À écouter si vous aimez /
Imposs, Taktika, Parliament

Voir, 8 novembre 2007.

Rédigé par Rahi Aql

mars 1, 2008 à 10:17

Publié dans Musique

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Faites le dièse.

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Ironiques, grivois et festifs, les gaulois de la scène électro-pop québécoise Numéro# et Omnikrom seront en programme double chez Dagobert le 17 octobre prochain.


Fruit d’un assemblage fortuit entre la musique de Pierre Crube et les paroles de Jérôme Rocipon, L’Idéologie des stars n’a laissé personne indifférent. Récemment récompensé au GAMIQ, le duo Numéro# nous a offert l’an dernier un premier album moqueur qui se veut un vaudeville racontant boires et déboires de la société du spectacle, entre une réflexion sur la superficialité du show-business et le succès populaire de Chewing-gum fraise. Rocipon y va d’un slogan: “Numéro#, c’est très! Très gros contrastes, très gros mélange, très gros caractères. On se souhaite une très grosse carrière de 133 ans!” Nominé à l’ADISQ dans la catégorie Musique électronique, le duo célèbre tout juste sa première année de collaboration avec Saboteur Records, standard québécois de la musique urbaine. “Ça se passe très bien depuis le début. Il n’y a pas de gêne ou d’incitation à changer notre travail. C’est sans compromis”, commente le parolier et chanteur de la formation.Honoré par l’attention que lui porte l’industrie francophone, il n’est pas surprenant de retrouver Numéro# sur une compilation du label français Kitsune aux côtés de noms comme Boys Noize et Dragonette. Rocipon avoue qu’une carrière outre-mer a ses charmes mais que “percer le marché français, c’est plus difficile, plus délicat. Il faut y aller plus tranquillement et la quantité d’artistes qui s’y sont cassé les dents nous incite à la prudence”. Ceux qui iront rejoindre la sulfureuse Yelle sur une scène de Lyon espèrent bien que leurs complices Omnikrom les accompagneront l’année prochaine dans leurs aventures européennes.

À quand la grande percée québécoise? Il semble que le groupe était à la veille de mettre un pied dans la porte de la diffusion grand public. Un billet sur jaimenumero.com nous apprend qu’il devait jouer une version instrumentale de Chewing-gum fraise à la célébrissime Fureur, mais qu’on les aurait remerciés après avoir pris connaissance de la grivoiserie des paroles. Bon joueur, Rocipon commente: “Il faut se mettre à leur place, je comprends que c’est leur travail, mais cr… qu’ils sont frileux!”

Les lauréats du meilleur album électro du GAMIQ avouent avoir un rapport mitigé avec le monde du show-business. S’ils sont reconnaissants de l’appui populaire, ils restent tout de même incertains. “J’expérimente le spectacle professionnel, raconte le parolier. Les gens agissent bizarrement, un peu inconsciemment. Ils sont aimables et ils font la part des choses, mais ça reste un milieu très fermé. C’est tout un apprentissage.”

Cette ambivalence serait-elle une seconde nature? Le chanteur avoue avoir composé les paroles de L’Idéologie… alors qu’il avait des ambitions plus subversives. “J’étais dans une période d’introspection et de lecture. J’éprouvais de la fatigue et de la tristesse devant l’échec de la modernité et la fin du Siècle des lumières.” Tirant le titre de l’album du livre de Narcisse Girard, Rocipon s’étonne du mutisme des médias sur cette oeuvre capitale pour Numéro#. “C’est la première fois qu’on me pose la question, en fait! C’est de la fiction; Narcisse, c’est le nom de mon grand-père.” Le chanteur, qui a longtemps voulu être journaliste, n’a pas beaucoup de sympathie pour les chroniqueurs qui préfèrent se donner en spectacle plutôt que de l’informer: “C’est le fléau de notre époque! Cette diarrhée d’opinions est une véritable maladie et ces gens-là ont du pouvoir. C’est inquiétant.”

Leur complicité avec le trio Omnikrom ne date pas d’hier. Les deux formations semblent ne plus se quitter d’une semelle. “On se ressemble sur l’approche et sur le comment on perçoit la musique. On a une conception très plug and play, avouons-le, mais on ne peut pas nier que c’est dans l’air du temps. Il y a une différence dans le fond, mais dans la forme, les perspectives sont identiques. En spectacle, on ne fera pas de débat de société!”

LE SECRET EST DANS LA SAUCE

Omnikrom

Amateurs de poutine et amoureux du streetwear, les membres d’Omnikrom ont été sacrés lieutenants du hip-hop électronique au Québec. Accusé de puérilité, d’incitation au vice et même d’être la “fraude musicale de 2006″ par certains médias alternatifs, le trio de rappeurs ne s’en formalise pas. Laconique, Gabbo répond que “ce n’est pas grave, tu sais, l’humour, ça s’apprend”. Imitant l’extravagance et l’arrogance de ses cousins du sud, le groupe commet des frasques parfois mal reçues. “On apprécie la construction de personnages, l’ego trip, le bling, mais c’est une satire du rêve américain”, ce qui explique l’air caricatural des trois compagnons.La popularité grandissante du groupe est due en partie à sa collaboration avec les membres de Numéro# et ceux de TTC, qui lui prêtent leurs talents de rappeurs sur la très accrocheuse Danse la poutine, née d’une fin de soirée arrosée alors qu’ils étaient en tournée ensemble. En 2005, Jeanbart, autre ambassadeur québécois du hip-hop électronique, prédisait au Voir que “dans deux ans, tout le monde allait aimer Omnikrom“. Il a vu juste puisque, au grand dam de ses détracteurs, le trio vient tout juste d’apprendre sa nomination au Gala de l’ADISQ qui aura lieu le 28 octobre prochain. Il y a quelques semaines, il a également été lauréat de la catégorie du meilleur album hip-hop du GAMIQ. Gabbo souligne que Jeanbart, Figure8 et lui-même sont “super contents d’avoir remporté ce premier prix, et surtout très reconnaissants qu’une place soit donnée à la musique émergente et indépendante”.

Avis à ceux et celles qui les accueilleront au Dagobert le 17 octobre prochain, Linso Gabbo vous suggère de porter des “snickers blancs bien propres”, qui sont in, mais vous prévient que vous devriez vous garder de porter des “all over prints“, qui seraient out cette saison. Pour les autres fans intéressés à en savoir plus long sur les idées derrière le numéro, on vous invite à visiter Hystérie, fanzine auquel Rocipon a participé.

À écouter si vous aimez /
Yelle, Arvida Crew, TTC

Voir, 11 octobre et 5 novembre 2007.

Rédigé par Rahi Aql

mars 1, 2008 à 10:15

Publié dans Musique, Société

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